Important

Cet article est fourni uniquement à des fins générales d’information et d’éducation. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, comptable, en matière d’immigration, financier, en investissement ni aucun autre conseil professionnel. Les lois, les règles et les situations individuelles peuvent évoluer. Vérifiez les exigences en vigueur auprès de l’autorité officielle compétente et consultez un professionnel qualifié avant de prendre une décision. La lecture de cet article ne crée aucune relation professionnelle entre le lecteur et l’éditeur.

L'Australie détermine qui devient citoyen — et qui conserve le droit de rentrer chez lui — pour l'essentiel en comptant les jours. Les seuils sont précis, et l'arithmétique ne pardonne rien.

Citoyenneté : quatre ans, et deux plafonds d'absence

La plupart des gens demandent la citoyenneté australienne « par attribution » (by conferral). Au titre de la condition générale de résidence, vous devez avoir :

  • vécu en Australie sous un visa valide pendant les 4 ans qui précèdent immédiatement votre demande ;
  • détenu un visa permanent (ou un visa de catégorie spéciale de la sous-classe 444) pendant les 12 mois qui précèdent immédiatement votre demande ;
  • été absent d'Australie pendant 12 mois au maximum au total sur ces quatre années ; et
  • été absent pendant 90 jours au maximum au cours des 12 mois qui précèdent immédiatement votre demande.

Les deux derniers sont des limites strictes sur le temps passé à l'étranger, et c'est là que les demandes achoppent. Vous pouvez passer jusqu'à un an hors d'Australie sur la fenêtre de quatre ans — mais 90 jours au maximum peuvent tomber dans les douze derniers mois avant le dépôt de votre demande. Franchissez l'une ou l'autre de ces lignes, ne serait-ce que de quelques jours, et vous devrez en général attendre de remplir à nouveau les conditions.

La condition des 12 mois de résidence permanente est distincte du décompte des quatre années de présence : vous devez réellement détenir un visa permanent pendant cette dernière année, et demeurer résident permanent tout au long de toute absence survenant durant celle-ci. Comme les calculs sont délicats, le ministère de l'Intérieur (Home Affairs) publie un calculateur de résidence qui s'appuie sur vos dates d'entrée et de sortie et vous indique si vous satisfaites actuellement à la règle.

Il existe d'autres voies — la citoyenneté par filiation, les demandeurs âgés de 60 ans ou plus, ainsi que des exemptions limitées et le pouvoir discrétionnaire du ministre — et les exigences peuvent évoluer. Vérifiez toujours les indications officielles pour votre propre situation.

La résidence permanente n'expire pas — le droit de retour, si

Un malentendu courant et coûteux : la résidence permanente en Australie ne devient pas caduque simplement parce que vous vivez à l'étranger pendant un temps. Ce qui devient caduc, c'est la facilité de voyage (travel facility) rattachée à votre visa permanent.

Cette facilité est valable 5 ans à compter de la date d'octroi du visa. Tant qu'elle est valable, vous pouvez sortir et rentrer en tant que résident permanent. Une fois expirée, votre statut demeure intact tant que vous êtes en Australie — mais vous ne pouvez plus utiliser l'ancien visa pour revenir dans le pays.

Le Resident Return Visa et son test des 730 jours

Pour continuer à voyager en tant que résident permanent au-delà de ces cinq années, vous demandez un Resident Return Visa (sous-classe 155 ou 157). Lequel vous obtenez — et pour combien de temps il est valable — dépend là encore des jours.

Si vous avez…Vous pouvez obtenir
Au moins 2 ans (730 jours) en Australie en tant que résident permanent au cours des 5 dernières annéesUn RRV assorti d'une facilité de voyage de 5 ans
Moins que cela, mais des liens substantiels et bénéfiques avec l'Australie (professionnels, d'emploi, culturels ou personnels)Un RRV assorti d'une facilité de voyage de 12 mois

Si vous ne remplissez ni l'une ni l'autre condition, le retour dans le pays peut devenir véritablement difficile. La bonne habitude consiste à savoir, à tout moment, combien de jours vous avez réellement passés en Australie au cours des cinq dernières années — et non une estimation approximative fondée sur la mémoire.

Pourquoi les dates exactes comptent

Le fil conducteur de tout ceci, c'est que les décisions de l'Australie reposent sur un décompte précis et défendable des jours de présence et des jours d'absence — et le gouvernement conserve sa propre copie de ce relevé. Les mouvements sont enregistrés à la frontière ; une demande dont les dates ne concordent pas avec ces relevés suscite donc des questions.

Les gens tentent régulièrement de reconstituer des années de voyages à partir de vieilles cartes d'embarquement et de tampons sur le passeport dès qu'un formulaire réclame chaque date d'entrée et de sortie. C'est laborieux, et il est facile de se tromper de la poignée de jours qui décide d'un plafond de 90 jours ou d'un seuil de 730 jours. Le même soin est payant bien au-delà de l'immigration : la résidence fiscale relève d'un régime distinct, avec ses propres tests (voir À qui incombe-t-il de prouver où vous étiez ?), et les décomptes de jours de l'immigration australienne ne doivent jamais être confondus avec la règle Schengen 90/180 ni avec une quelconque règle fiscale des 183 jours.

Si vous suivez également le système d'un autre pays, l'article complémentaire sur la façon dont le Canada compte vos jours pour la RP et la citoyenneté traite d'un modèle de présence physique similaire.

Un relevé tenu au fil des jours est la réponse discrète à tout cela. Countly compte vos jours dans chaque pays automatiquement et en toute confidentialité, sur votre propre téléphone — sans compte, sans analytics — de sorte que lorsqu'un calculateur de résidence, une demande de RRV ou un formulaire de citoyenneté vous demande exactement combien de temps vous étiez en Australie ou à l'extérieur, les dates sont déjà là.

Cet article est une information générale, et non un conseil juridique ou en matière d'immigration. Les règles évoluent et dépendent de votre situation — consultez les indications officielles du ministère de l'Intérieur (Home Affairs) ou un conseiller qualifié avant d'agir.