Important

Cet article est fourni uniquement à des fins générales d’information et d’éducation. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, comptable, en matière d’immigration, financier, en investissement ni aucun autre conseil professionnel. Les lois, les règles et les situations individuelles peuvent évoluer. Vérifiez les exigences en vigueur auprès de l’autorité officielle compétente et consultez un professionnel qualifié avant de prendre une décision. La lecture de cet article ne crée aucune relation professionnelle entre le lecteur et l’éditeur.

Vous pouvez quitter un État américain et lui devoir malgré tout l'impôt sur vos revenus mondiaux — parfois à cause d'une seule journée.

Deux façons pour un État de vous considérer comme résident

La plupart des États américains dotés d'un impôt sur le revenu peuvent vous traiter comme résident de deux manières. La première est le domicile — le lieu que vous considérez comme votre foyer véritable et permanent. La seconde est la résidence statutaire : un test mécanique qui peut faire de vous le résident d'un État que vous avez déjà quitté, sur la seule base d'un décompte de jours et d'un endroit où dormir.

Manière dont un État peut vous imposer comme résidentCe qui la détermine
DomicileVotre foyer véritable et permanent — là où se concentre votre vie, indépendamment du décompte de jours
Résidence statutaire (p. ex. New York)Un logement dans l'État + un seuil de jours (New York : un logement pendant 11 mois ou plus et 184 jours ou plus)
Faits et circonstances (p. ex. Californie)Selon que votre présence est « temporaire ou transitoire » — aucun nombre de jours fixe

New York énonce clairement le test du décompte de jours

Vous êtes résident de l'État de New York, même si votre domicile est ailleurs, dès lors que vous maintenez un logement permanent à New York pendant « la quasi-totalité de l'année d'imposition » et que vous « passez 184 jours ou plus dans l'État de New York au cours de l'année d'imposition » (NY Department of Taxation and Finance). Réunissez les deux conditions et New York impose vos revenus mondiaux — pas seulement ce que vous avez gagné à New York.

Chaque expression est plus restrictive qu'il n'y paraît :

  • Logement permanent — une résidence « propre à un usage tout au long de l'année », que vous en soyez propriétaire ou locataire. New York considère que « la quasi-totalité de l'année d'imposition » signifie plus de onze mois (Tax Bulletin TB-IT-690).
  • Une journée — c'est là que les gens se font prendre. Toute fraction de journée passée à New York compte comme une journée entière à New York, et vous n'avez même pas besoin de vous trouver à votre domicile new-yorkais pour qu'elle compte (FAQ des non-résidents). Une escale, un déjeuner d'affaires, une virée dominicale en ville — chacun est l'un de vos jours. (C'est le genre de cas limite qui se cache derrière ce qui compte comme une « journée ».)

Il existe une seule soupape étroite : une personne non domiciliée à New York qui passe 30 jours ou moins dans l'État n'est pas un résident statutaire (définitions de New York). Au-delà, c'est le décompte qui tranche — et 184 n'est qu'un jour au-delà de 183. Passez 183 jours et vous restez non-résident ; passez-en 184, avec un logement, et vous ne l'êtes plus.

Le décompte ne vaut que ce que valent vos preuves

Parce que la limite est un décompte de jours, un contrôle de résidence devient une discussion sur l'endroit où vous vous trouviez à des dates précises. L'État ne se contente pas de vous croire sur parole : les contrôleurs reconstituent l'année à partir des relevés de carte bancaire et de compte, de la localisation du téléphone mobile, des passages aux péages et des réservations de voyage, et c'est au contribuable qu'il revient de justifier les jours passés hors de l'État. Une journée que vous ne pouvez pas documenter tend à être comptée contre vous — le même problème de charge de la preuve que l'on retrouve dans qui doit prouver où vous étiez.

Un faible décompte de jours n'est pas une défense universelle

Tous les États ne comptent pas les jours. La Californie, notamment, n'a aucune règle fixe des 183 jours. Elle se demande si vous êtes présent dans l'État dans un « but temporaire ou transitoire » et si vous y restez domicilié — un test de faits et de circonstances qui soupèse vos liens les plus étroits plutôt qu'un chiffre unique (California Franchise Tax Board). Vous pouvez passer bien moins de la moitié de l'année en Californie et être malgré tout imposé comme résident si l'État estime que votre vie y reste centrée.

De nombreux autres États dotés d'un impôt sur le revenu utilisent bel et bien un test de résidence statutaire calqué sur celui de New York — un logement permanent assorti d'un seuil de jours, généralement 183 ou 184 — mais le seuil exact, la définition d'un « logement » et les exceptions varient d'un État à l'autre et évoluent avec le temps. Vérifiez auprès de l'administration fiscale de l'État concerné avant de vous fier à un quelconque chiffre.

Tenez le registre avant d'en avoir besoin

Le plus difficile, dans un dossier de résidence, c'est que les faits sont simples — quels jours, quel État — mais presque impossibles à reconstituer avec exactitude des années plus tard, de mémoire et à partir de reçus. La défense, c'est un relevé établi au fil du temps : un journal de vos déplacements, jour après jour, tenu à mesure que l'année s'écoule.

C'est exactement ce que tient Countly. L'application compte les jours que vous passez dans chaque lieu — pays comme États américains — automatiquement et en toute confidentialité, sur votre téléphone, sans compte et sans rien téléverser. Quand un État vous demande combien de jours vous avez passés à l'intérieur de ses frontières, la réponse est déjà consignée, pas devinée.

Ceci constitue une information générale, et non un conseil juridique ou fiscal. Les règles de résidence d'État varient et évoluent — consultez l'administration fiscale de l'État concerné ou un professionnel qualifié pour votre situation.